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5月8日 Le monument des Girondins
La place des Quinconces, située à Bordeaux est la plus grande place d'Europe (126 000 m²). Elle est aménagée de 1810 à 1828 sur l'emplacement du château Trompette (du nom du ruisseau Tropeyte, qui traversait le quartier détruit pour la construction de la citadelle), fortification construite par J.Bureau sous Charles VII, et améliorée par Vauban durant le règne de Louis XIV, destiné à empêcher toute rébellion de la ville, et remise à la ville en 1816 par ordonnance du roi Louis XVIII.Sa forme en carré allongé terminé par un hémicycle est adoptée vers 1816. Les arbres ont été plantés (en quinconces, d'où le nom de la place) en 1818. Les deux colonnes rostrales (21 mètres de haut) situées face à la Garonne, ont été construites par Pierre-Alexandre Poitevin dès 1829. Chaque colonne a été ornée au tiers inférieur, par l’ornemaniste d’origine italienne N. Bonino, de quatre proues de galères prolongées de rostres formés de deux faisceaux de trois glaives. Les rostres rappellent la victoire des flottes romaines sur celles de Carthage et, depuis l’Antiquité, signifient la maîtrise triomphale des mers. Au-dessus, en simple relief, deux statues de Monceau se répétant à la verticale des proues : l'une symbolise le Commerce et l'autre la Navigation. Le chapiteau supporte un édicule circulaire couvert d’une coupole. Le décor, finement sculpté par Bonino sur le fût, copie les proues et les ancres figurant sur le modèle de référence du musée du Capitole, mais Poitevin y a ajouté le caducée de Mercure et l’étoile qui guide le marin, attributs du Commerce et de la Navigation.
Les statues de Montaigne et de Montesquieu du sculpteur Dominique Fortuné Maggesi en marbre blanc sont placées en 1858.
Monument aux Girondins C'est en 1881, à l'approche du centenaire de la Révolution, que la ville de Bordeaux émit le vœu d'ériger ce monument aux Girondins et à la République, à la mémoire des députés Girondins victimes de la Terreur, apportant ainsi les preuves de sa fidélité à la IIIe République et à ses anciens . Mais le monument ne fut construit qu'entre 1894 et 1902 sur la place des Quinconces, cette immense place au cœur de Bordeaux, où trônait jadis le Château Trompette
Le monument a été conçu par l'architecte Victor Rich, le sculpteur bordelais Achille Dumilâtre ainsi que Félix Charpentier et Gustave Debrie. Ils ont élevé une colonne, placée au centre de deux demi-bassins, surmontée à 43 mètres du sol, par le Génie de la Liberté brisant ses fers . D'autres statues complètent l'ensemble : le Coq Gaulois, la Tribune, l’Éloquence et l’Histoire, tournées vers le fleuve, constituent la dédicace de ce monument aux députés Girondins ; de l'autre côté, regardant vers la ville, trois statues de femmes représentent la ville de Bordeaux, la Garonne ainsi que la Dordogne. Enlevées durant la Seconde Guerre mondiale pour récupérer le métal, tous ces éléments ne retrouveront leur place initiale qu'en 1983. Dans le bassin tourné vers le Grand Théâtre, c'est « le Triomphe de la République » qui a été choisi comme thème, avec des statues représentant le travail et la sécurité, symbolisés par le Forgeron et le Lion . Dans le second bassin, orienté vers le jardin public, c'est le Triomphe de la Concorde qui protège la Fraternité et l' Abondance, source de la prospérité du Commerce et de l' Industrie, symbolisés par les trois enfants à gauche, tandis que les Arts sont représentés par les trois autres enfants à droite. Dans ce bassin, les chevaux de Gustave Debrie amènent le Bonheur - exprimé par un dauphin - au chérubin. Le monument principal est élevé entre 1894 et 1902 à la mémoire des députés Girondins victimes de la Terreur. Il se compose d'un large socle encadré de deux bassins, ornés de chevaux et de groupes en bronze, et surmonté d'une colonne de 43 mètres de haut où culmine (à 54 mètres de hauteur) la statue de la liberté brisant ses fers en bronze vert . Parmi les sculptures : vers le Grand Théâtre : le triomphe de la République vers les Chartrons : le triomphe de la Concorde. vers le fleuve : on trouve la Tribune avec le coq gaulois, à sa droite : l'Histoire et à sa gauche : l'Éloquence (2 personnes assises). vers la place Tourny : la ville de Bordeaux assise sur la proue d'un navire avec une corne d'abondance. À droite du socle : la Dordogne et à gauche la Garonne. Au pied du char avec chevaux : Ignorance, Mensonge et Vice. Le quadrige chevaux-poissons est une représentation du Bonheur. La colonne est réalisée par Achille Dumilâtre et Rich. Le piédestal est de Corgolin. En 1983, on a replacé les chevaux enlevés durant l'Occupation et les bronzes ont été restaurés. 4月30日 Quelques brins de muguet pour vousCes quelques brins de muguet pour vous souhaiter un immense bonheur
Il est revenu le temps du muguet Francis Lemarque 4月23日 Ne jamais oublier : RavensbrückDevoir de mémoire Ne jamais oublier
Ravensbrück fut le seul grand camp de concentration réservé aux femmes. Ce fut Himmler lui-même qui, à la fin de l'automne 1938, décida d'ériger un camp de concentration pour femmes à Ravensbrück, un endroit à la fois très isolé et cependant facilement accessible, et situé dans un cadre merveilleux de forêts et de lacs, avec de grands terrains étendus et inhabités. Ravensbrück était situé près de la ville de Fürstenberg, dont il était séparé par le lac de Schwedt. Il y avait une route en excellent état entre Ravensbrück et Fürstenberg, et cette dernière ville disposait d'une gare importante directement reliée à Berlin. Le camp fut agrandi jusqu'à 4 fois. Fin 1941, il y avait 12000 prisonnières. En 1942, des convois de femmes russes arrivèrent au camp tandis que le nombre d'enfants s'accrut également. Fin 1942, le camp comptait 15000 prisonnières et 42000 prisonnières à la fin de 1943. Le camp avait son propre crématoire et en novembre 1944 on y construisit une chambre à gaz. A ce moment, la population du camp atteignait 80000 femmes et enfants. En tout et pour tout, 132000 femmes et enfants furent incarcérés à Ravensbrück. On estime que 92000 d'entre eux y furent assassinés ou moururent d'épuisement ou de faim. Dans les derniers mois de la guerre, suite à l'avance rapide des forces soviétiques, des milliers de femmes furent gazées. Ainsi, en mars 1945, 130 nourrissons et femmes enceintes furent gazées dans un wagon de chemin de fer. Fin mars 1945, les SS évacuèrent les archives du camp ainsi que les machines des ateliers. Le 27 et 28 avril 1945, les SS ordonnèrent à toutes les prisonnières capables de marcher d'évacuer le camp. Seules 3000 femmes malades et complètement exténuées, ainsi que 300 hommes restèrent au camp. Une des principales caractéristiques du camp de Ravensbrück était le fait que des centaines d'enfants y étaient prisonniers. La barbarie nazie fut sans limite vis-à-vis de ces enfants et leur sort fut absolument épouvantable Le camp fut libéré le 30 avril 1945 par les troupes russes. Les femmes survivantes de la marche de la mort imposée par les SS furent libérées en chemin. Des gazages de femmes ont lieu jusqu'au dernier moment en mars1945. Les derniers assassinats se produisent le 25 avril 1945 où onze détenus employés au krématorium sont excécutés par empoisonnement Qand l'armée soviétique arrivera le 30 arvil 1945, il ne restait que 2000 détenues non évacuées En 1959, le Mémorial national de Ravensbrück fut crée. Un musée a été amnénagé dans les cellules mêmes d'internement. Il évoque avec réalisme le fonctionnement et la vie du camp. A côté, on peut voir les fours crématoires et les couloirs d'exécutions. Unmomument momémoratif a été érigé sur la berge du lac |
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